Comment passer de l’intention à l’action

« Je sais ce que je devrais faire. Pourquoi est-ce que je ne le fais pas? »

C'est une question que se posent autant les dirigeants que leurs équipes. Nous croyons souvent que le passage à l'action dépend de la volonté. Les neurosciences racontent une histoire beaucoup plus intéressante.

Le cerveau compare constamment les coûts et les bénéfices.

Avant même d'agir, il estime inconsciemment :

  • l'effort demandé;

  • les chances de réussite;

  • les bénéfices attendus;

  • l'incertitude.

Lorsque l'écart entre l'effort anticipé et le bénéfice perçu devient trop grand, le cerveau ralentit naturellement l'engagement. Il ne s'agit pas d'un manque de discipline. C'est un mécanisme de protection.

Pourquoi certaines personnes avancent malgré tout

Elles ne voient pas l'écart comme un verdict. Elles le voient comme une information. Chaque tentative devient une donnée qui améliore leur prochain essai. Cette façon d'interpréter les écarts soutient davantage la détermination et favorise la poursuite de l'action.

Le rôle du gestionnaire

Les meilleurs leaders ne cherchent pas seulement à fixer des objectifs, ils calibrent les écarts, découpent les défis, ils rendent les progrès visibles et normalisent les ajustements. Ils rappellent constamment ce que chaque expérience permet d'apprendre.

Petit à petit, l'équipe développe ce que j'appelle une robustesse d'esprit : la capacité de continuer à avancer même lorsque la trajectoire doit être ajustée. Passer à l'action ne dépend donc pas uniquement de la détermination.

Cela dépend surtout de la manière dont le cerveau perçoit le prochain pas.

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