Pourquoi les équipes perdent leur engagement.
Et si le problème n'était pas le manque de motivation?
Pendant longtemps, nous avons cru que l'engagement était une question de motivation. Nous avons donc multiplié les initiatives pour motiver davantage les équipes : reconnaissance, activités sociales, primes, conférences inspirantes... Pourtant, malgré ces efforts, plusieurs organisations constatent une réalité bien différente : des employés compétents qui s'investissent de moins en moins, prennent moins d'initiatives et semblent simplement « faire leur travail ».
Et si nous regardions le problème autrement?
Les neurosciences nous montrent aujourd'hui que l'engagement n'est pas un trait de personnalité. C'est un état cognitif qui dépend des conditions dans lesquelles le cerveau évolue.
Le cerveau ne cherche pas d'abord à être motivé.
Il cherche à être capable de prédire son environnement. Notre cerveau fonctionne comme une machine de prédictions. À chaque instant, il tente d'anticiper ce qui va arriver afin de réduire l'incertitude et d'agir efficacement.
Lorsque les prédictions sont continuellement perturbées (objectifs qui changent, priorités contradictoires, manque de clarté, décisions imprévisibles) le cerveau doit investir une quantité importante de ressources pour simplement comprendre ce qui se passe. Cette charge cognitive laisse moins de place à l'engagement.
L'engagement est souvent une conséquence.
Lorsque le cerveau comprend où il s'en va, perçoit qu'il progresse, possède un certain pouvoir d'action, évolue dans un climat de confiance, il libère davantage de ressources vers l'apprentissage, la collaboration et l'initiative. À l'inverse, lorsqu'il passe son temps à gérer des menaces ou des zones grises, il cherche d'abord à se protéger.
Ce que ça change pour les gestionnaires
Le rôle d'un leader n'est pas de créer davantage de motivation. Il consiste à créer les conditions dans lesquelles le cerveau peut rester engagé.
Concrètement :
clarifier les priorités;
rendre les progrès visibles;
réduire les ambiguïtés inutiles;
offrir suffisamment d'autonomie pour maintenir un sentiment de contrôle.

